L’Institut National du Cancer publie un nouveau référentiel national consacré à l’organisation du dispositif de fin de traitement pour les personnes atteintes de cancer.

Ce document a pour vocation de guider les établissements de santé disposant d’autorisations en cancérologie, ainsi que l’ensemble des professionnels de santé – hospitaliers et libéraux – impliqués dans le parcours de soins, afin de structurer cette étape essentielle du suivi après traitement.

Une version synthétique du document est également mise à disposition pour en faciliter la compréhension et la mise en œuvre sur le terrain.

En tant qu’acteur central dans les dispositifs régionaux de dépistage organisé des cancers, le CRCDC (Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers) a aussi dans ses missions la réalisation d’actions de proximité en développant une démarche d’aller vers les populations les plus vulnérables. Il a ainsi adapté ses méthodes et supports pour ces temps d’information et de sensibilisation dans les ESMS de l’APBA.

Les interventions ont suscité beaucoup de questionnements :

  • L’accompagnement au cœur des préoccupations : quid des personnes vivant à domicile ? quid de l’accompagnement/suivi par des parents vieillissants ?
  • L’accès aux soins : quid de l’éloignement géographique ? quid des délais de rendez-vous ? Quelle prise en compte des antécédents familiaux ?
  • Des demandes d’informations complémentaires : sur d’autres cancers, sur d’autres thématiques de santé

… Mais aussi des témoignages de personnes concernées.

Ces interventions ont fait émerger des idées et propositions d’actions nouvelles. Des propositions d’évolution des organisations pour une meilleure prise en compte des problématiques de dépistage et de soin en cancérologie ont été évoquées :

  • Appuyer les courriers d’invitation (*) au dépistage par un courrier aux familles ;
  • Mettre en place des groupes de paroles ou d’expression (par les pairs, ou non) ;
  • Inclure les antécédents médicaux en la matière dans la fiche d’admission ;
  • Planifier des interventions spécifiques complémentaires sur l’autopalpation et le dépistage colorectal ;
  • Construire de nouveaux partenariats (avec des professionnels libéraux, dont des sages-femmes).

(*) Depuis le 1er janvier 2024, les personnes concernées par le dépistage organisé sont invitées par l’Assurance Maladie.