Le réseau HORUS a organisé sa deuxième édition de journée annuelle, ce vendredi 28 novembre aux tuileries à Fey. Elle a rassemblé 42 participants provenant des différents établissements membres du réseau, des HAD, des directions du CHRU de Nancy et du CHR de Metz-Thionville et de l’ARS Grand Est.

Elle a permis de dresser un bilan des actions en quantifiant l’activité de soins de l’ensemble des centres impliqués dans le réseau sur les dernières années. Elle a mis l’accent sur l’importance d’un recueil de données standardisé entre DIM et cliniciens pour mieux analyser les différentes activités d’hospitalisations, conventionnelle ou de jour, et de consultations pour définir des pistes d’améliorations de l’offre de soins.

La communication inter établissement et le partage des informations au sein du réseau a suscité de nombreux échanges sur les pratiques et des outils à mobiliser pour l’amélioration du parcours de soin du patient entre CHRU, CHR, site de consultation avancées et HAD, outils qui peuvent être déployés en lien avec le GRADeS régional PULSY.

Le Dr TOUATI, chef de service d’hématologie du CHU de Limoges, a partagé son expérience d’hématologue et de praticien d’HAD. Il a présenté l’association Hematolim, dont s’est inspiré le Réseau HORUS lors de sa création. Il a également exposé l’outil Théranovalim qui sécurise le suivi du traitement anti cancéreux par une meilleur information du patient et des professionnels de santé qui l’accompagnent. Et il a enfin présenté un exemple de recherche clinique mis en place entre le CHU et l’HAD.

La présentation des activités des IPA a démontré, par des exemples concrets de projets, leur implication dans la recherche clinique et le réseau.

La journée s’est clôturée avec la présentation de la Starter Box HAD développée par NEON et l’HADAN afin d’accompagner au mieux les établissements souhaitant mettre en œuvre une activité de chimiothérapie anticancéreuse en HAD, dont ceux participants à l’expérimentation de l’article 50.

Cette deuxième journée plébiscitée par les participants et intervenants, démontre l’importance de ces temps de rencontre et de partage et met à l’honneur le dynamisme du réseau lorrain HORUS dans le déploiement des parcours de soins en hématologie.

Le DSRC Grand Est NEON enrichit ses outils avec la campagne “Douleur & Cancer”. Son objectif : améliorer l’accompagnement des personnes atteintes de cancer et renforcer l’accès aux prises en charge spécifiques des douleurs chroniques rebelles en région Grand Est. Des flyers et affiches ont été conçus pour aider les professionnels à orienter plus facilement leurs patients vers les dispositifs adaptés et à mieux faire connaître les ressources disponibles sur le territoire.

Une diffusion à l’échelle régionale

En coordination avec la campagne de communication de l’annuaire des soins de support OASIS, 7 000 exemplaires ont été édités et envoyés à plus de 330 acteurs de santé du territoire.

Ces outils ont pour objectif de soutenir la diffusion interne et de faciliter le relais auprès des équipes.

Cette distribution s’accompagne d’une campagne numérique et d’une présence renforcée sur les réseaux sociaux afin d’assurer une visibilité maximale.

Un effort collectif pour améliorer l’information et l’accès aux soins

Cette action s’inscrit dans une dynamique régionale. Elle illustre également la collaboration active des membres du groupe « Douleur & Cancer« , dont l’implication continue contribue au renforcement de la qualité des pratiques.

Nous adressons nos remerciements à l’ensemble des partenaires pour leur participation et leur engagement. Nous poursuivrons ensemble, dès 2026, les travaux engagés au service des professionnels et des patients du Grand Est.

Un outil régional pour faciliter l’accès aux soins de support en cancérologie dans le Grand Est

Dans le Grand Est, de nombreux établissements de santé, associations et professionnels s’engagent chaque jour pour offrir aux personnes touchées par un cancer un accompagnement global, au-delà des traitements médicaux. Activité physique adaptée, soutien psychologique, diététique, socio-esthétique, aide sociale, interventions non médicamenteuses… Ces soins de support jouent un rôle essentiel pour limiter les effets secondaires et préserver la qualité de vie tout au long du parcours de soins.

C’est dans ce contexte que le DSRC Grand Est NEON déploie sa nouvelle campagne de communication dédiée à OASIS, l’annuaire régional des soins de support en cancérologie.

Fruit d’une collaboration étroite avec les acteurs du territoire, OASIS recense l’ensemble des offres disponibles à proximité des patients, en ville comme à l’hôpital. L’objectif : permettre à chacun, professionnels de santé comme usagers, de s’informer rapidement et de s’orienter vers les structures et dispositifs adaptés.

Les supports de communication

Des supports de communication ont été créés et sont mis à votre disposition :

Ces supports ont été conçus pour renforcer la visibilité d’OASIS dans tous les établissements du territoire et faciliter son utilisation par les patients comme par les professionnels.

En tant qu’acteur central dans les dispositifs régionaux de dépistage organisé des cancers, le CRCDC (Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers) a aussi dans ses missions la réalisation d’actions de proximité en développant une démarche d’aller vers les populations les plus vulnérables. Il a ainsi adapté ses méthodes et supports pour ces temps d’information et de sensibilisation dans les ESMS de l’APBA.

Les interventions ont suscité beaucoup de questionnements :

  • L’accompagnement au cœur des préoccupations : quid des personnes vivant à domicile ? quid de l’accompagnement/suivi par des parents vieillissants ?
  • L’accès aux soins : quid de l’éloignement géographique ? quid des délais de rendez-vous ? Quelle prise en compte des antécédents familiaux ?
  • Des demandes d’informations complémentaires : sur d’autres cancers, sur d’autres thématiques de santé

… Mais aussi des témoignages de personnes concernées.

Ces interventions ont fait émerger des idées et propositions d’actions nouvelles. Des propositions d’évolution des organisations pour une meilleure prise en compte des problématiques de dépistage et de soin en cancérologie ont été évoquées :

  • Appuyer les courriers d’invitation (*) au dépistage par un courrier aux familles ;
  • Mettre en place des groupes de paroles ou d’expression (par les pairs, ou non) ;
  • Inclure les antécédents médicaux en la matière dans la fiche d’admission ;
  • Planifier des interventions spécifiques complémentaires sur l’autopalpation et le dépistage colorectal ;
  • Construire de nouveaux partenariats (avec des professionnels libéraux, dont des sages-femmes).

(*) Depuis le 1er janvier 2024, les personnes concernées par le dépistage organisé sont invitées par l’Assurance Maladie.